Utu de Caryl Ferey

11/03/2014



Avec Utu, Caryl Férey nous entraîne encore une fois de l'autre côté du globe.
Retour en Nouvelle Zélande sur les traces des maoris et de leur culture ancestrale.
L’auteur nous plonge dans un polar noir, très noir où se mêlent la mort, la drogue et le sexe et où la rédemption n’existe pas.

Dans ce nouvel opus, on découvre Paul Osborne, de retour en Nouvelle Zélande, après le suicide de son chef et ami John Fitzgerald qui enquêtait sur une série de meurtres dans Aka.

 Venu pour finaliser l’enquête de son mentor et retrouver une hache sacrée subtilisée chez un riche collectionneur d'objets maoris, Osborne va s’enfoncer progressivement, se laisser tenter à nouveau par ses démons et laisser les souvenirs du passé revenir le hanter, notamment celui de son premier amour, Hana, une jeune maorie, qu'il essaie de retrouver en parallèle de son enquête.

Le scénario, particulièrement efficace, s’insère comme les autres dans un contexte politico culturel d’une Nouvelle Zélande tiraillée entre l’économie libérale et les traditions indigènes.
J’avoue que jusqu’à présent j’avais une vision plutôt lisse et terne de ce pays, celle des grands buildings d’Auckland et également des grands parcs nationaux.
Ce sont des aspects que je recherche assez peu lors de mes voyages, étant plutôt attachée à découvrir des pays où la zénitude et la chaleur humaine est de mise...
Et là, j'avoue que désormais, je vois ce pays de manière totalement différente.

Utu, comme précedemment Haka et Zulu, comporte 2 des thèmes que je recherche le plus dans la lecture d'un roman : une intrigue policière dense, sombre et l'évasion.
Antagoniste peut être... mais j'ai aimé dévoré ces 3 polars ,très riches au-delà de l'intrigue et qui donne à réfléchir sur notre société, ses biais et son histoire.

En se documentant sur l'auteur, on découvre que Caryl Férey 
puise son inspiration dans ses voyages. Et elle semble intarissable....

Quatrième de couverture : Paul Osborne a quitté la police d'Auckland depuis dix mois lorsqu'un flic vient le récupérer en Australie où il s'est installé : son ancien chef, Jack Fitzgerald, s'est suicidé quelques jours après avoir mis la main sur un tueur en série. On lui demande de venir éclaircir la fin de l'enquête en tant que spécialiste de la culture maorie... Osborne accepte de reprendre du service, il ne croit pas au suicide de son ami.

12 commentaires:

  1. Ce roman a l'air très intéressant et je ne connais pas du tout cet auteur ... malheureusement, en ce moment, je n'ai pas une minute pour lire et une bonne dizaine de lectures en retard !

    RépondreSupprimer
  2. J'ai terminé Haka hier soir, je ne savais pas qu'il y avait une suite... j'ai donc très envie de me plonger dans ce roman très noir...!
    Bonne fin de journée

    RépondreSupprimer
  3. Bon ok Isa, tu as su trouver les mots pour me convaincre définitivement ! Je fonce me procurer ces livres très très prochainement !

    RépondreSupprimer
  4. Il faut que je m'y mette car cet auteur me plairait sûrement...

    RépondreSupprimer
  5. Le 28 mars se tiendra le 1er salon du livre océanien dans ma bonne ville de Rochefort. J'en fait l'ouverture avec mes 20 oiseaux dans une présentation de chants et comptines kanak. Nous sommes en pleine découverte de l'Océanie;
    A titre personnel, je vais essayer ces livres .
    Biz

    RépondreSupprimer
  6. ca a l'air très intéressant, de quoi lire une belle histoire et se cultiver un peu ca fait pas de mal!


    www.letiziabarcelona.com

    RépondreSupprimer
  7. Un bon polar de temps à autre j'aime bien! Tu attises ma curiosité avec celui-là car je ne connais pas l'auteur. Tu le racontes si bien qu'on a envie de le lire. A suivre!

    RépondreSupprimer
  8. Voilà qui donne envie ! C'est noté ;o) Merci ISa

    RépondreSupprimer
  9. Super recit le tien Isa. Cela donne envie de lecture, et beaucoup plus si la culture et les voyages s`y mêlent!
    Bisous

    RépondreSupprimer