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Fish Tank d'Andrea Arnold

29/11/2013

Fish Tank Andrea Arnold Michael Fassbender
Fish Tank Andrea Arnold Michael Fassbender



Après Shame et Hunger  de Steve McQueen, je poursuis dans mon cycle Michael Fassbender avec Fish Tank d’Andrea Arnold.

Mia  jure comme un charretier, ne tient pas en place et décroche un coup de boule aux importunes.
Mais parfois, un éclair d'innocence passe dans ses yeux.

Jeune adolescente rageuse de 15 ans, rebelle sans cause,  ponctuant chacune de ses phrases de" fuck off", elle vit avec sa jeune mère, encore immature et volontiers portée sur la bouteille, et sa petite sœur concurrente sérieuse dans le championnat d’injures, dans une banlieue prolétaire blanche de Grande Bretagne.

A première vue, l'histoire paraît peu originale, voire peut-être carrément horripilante et pourtant on en loin d'un scénario simpliste.

Fish tank, c'est une course à l'amour trépidante, brûlante et déchirante.
Des jeux de regard subtiles, tendres, complices, si incestueux et pourtant si beaux. 
Mia, indifférente à tout en apparence, croise un matin l'un des amants de sa mère,  blond, la trentaine, Connor joué par Michael Fassbender.

La jeune fille va faire une fixation sur cet homme, à la fois père, ami, et au final l’amant, plutôt pervers,  qu'il deviendra lors d'une soirée bien arrosée.

Fish Tank est un voyage pudique et doux dans les pensées d’une jeune anglaise de 15 ans.
Celles-ci ne nous sont jamais imposées, jamais explicitées, mais c'est avec la subtilité d'un regard, d'une pause, d'une intonation que le spectateur les intègrent, finissant par ressentir une sympathie profonde pour ce personnage pourtant insupportable avec ses proches comme peuvent l’être toute jeune fille de 15 ans.

Dans ce rôle, Katie Jarvis est d'une justesse absolument remarquable dans ce rôle où la fraîcheur le dispute à une fougue hargneuse et une soif d'amour qui la possède et va l'aider à se construire.

Michael Fassbender n’y tient qu’un second rôle mais il reste comme dans chacun de ses films d’une justesse exemplaire.
Il se dévoile doucement au fil de l’histoire et ne laisse jamais rien transparaitre de prévisible.

Fish Tank Andrea Arnold Michael Fassbender

Fish Tank Andrea Arnold Michael Fassbender

Fish Tank Andrea Arnold Michael Fassbender

Pitch : A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip hop.
Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles.
Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?

Hunger de Steve McQueen

19/11/2013

Hunger de Steve McQueen Michael Fassbender

Après Shame et Cartel  , je poursuis dans mon cycle Michael Fassbender avec Hunger de Steve McQueen.  

Hunger, c’est l’histoire vrais de membres de l’IRA,  prêts à tout pour l’indépendance de leur pays, y compris entamer une grève de la faim.

Steve McQueen pose le ton dès le début sur la vie carcérale et surtout la vie carcérale de prisonniers politiques avec des scènes plutôt crues et fortes.
Il ne laisse aucune place au hasard.
Le moindre geste et le moindre son est mis en valeur est mis en évidence et c'est efficace.

Le film retrace plus particuliérement les derniers mois en prison de Bobby Sands, un républicain indépendantiste qui mène la fronde des incarcérés.
Se voyant refuser le statut de prisonniers politiques, les nationalistes irlandais font la grève de l'hygiène et des couvertures.
Ils refusent de se laver et de porter d'autres vêtements que les leurs.
La première partie du film s'achève sur un long dialogue entre un prêtre et Bobby Sands, qui annonce sa volonté d'entamer une grève de la faim, suivie ensuite par les autres prisonniers.
Débute alors la période de privation.
Michael Fassbender , à l'instar de son rôle dans Shame, exécute une véritable performance : son corps fond à vue d'œil, jusqu'à devenir cadavérique.

Le cinéma de Steve McQueen est un cinéma cru, sans concession.
Il ne suggère pas, il montre, et laisse le temps agir devant sa caméra.
Il expose l'horreur avec naturalisme et proximité : plans souvent serrés, parfois très longs, composition travaillée, photo réaliste, musique presque absente (sauf quelques notes lancinantes).
Il nous dévoile ces corps et cette douleur brut.
Steve Mc Queen démontre sa maîtrise absolue.

Il manie notamment la focale avec brio, comme pour mieux formuler le trouble et l'intimité.
Usant de son talent, il semble vouloir non pas réhabiliter ces hommes, mais leur rendre un vibrant hommage, d'autant plus fort qu'il est brutal et véritable.

Hunger de Steve McQueen Michael Fassbender

Hunger de Steve McQueen Michael Fassbender


Pitch : Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981.
Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H, celui des prisonniers politiques de l'IRA qui ont entamé le "Blanket and No-Wash Protest" pour témoigner leur colère.
Le jeune Davey Gillen, qui vient d'être incarcéré, refuse de porter l'uniforme car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun.
Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment communiquer avec l'extérieur grâce au leader Bobby Sands.
Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. La violence fait tache d'huile et plus aucun gardien de prison n'est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d'une balle dans la tête.
Bobby Sands s'entretient alors avec le père Dominic Moran.
Il lui annonce qu'il s'apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA.

Cartel de Ridley Scott

12/11/2013

Cartel de Ridley Scott

Cartel de Ridley Scott
Afin de poursuivre sur ma série Michael Fassbender, après Shame de Steve McQueen, j’avais très envie d’aller voir son dernier film : Cartel de Ridley Scott qui sort en salles demain et que j'ai pu visionner en avant premiere hier.

Et j’avoue que j’ai été plutôt déçue.
Cartel est doté d’un casting 4 étoile, probablement celui qui réunit la plus belle palette de comédiens de l’année.
Et pourtant, ça ne fonctionne pas.
Individuellement, ils sont tous excellents mais le scénario, écrit par le romancier à succès Cormac McCarthy, auteur de l'excellentissime No country for Old men,n’est pas au rendez-vous.

Cartel décrit la descente aux enfers d’un avocat ambitieux joué par Michael Fassbender, sur le point de se marier avec Pénélope Cruz, et mouillé dans un trafic de drogue mise en place par les personnages de Javier Bardem et un mystérieux intermédiaire Brad Pitt.

La première partie tient plutôt la route en décrivant la mise en place du traffic.
La seconde partie sonne faux et contient multitude de scènes sans queue ni tête avec de nouveaux personnages que l’on voit débarquer sans bien comprendre ce qu’ils font là.
Jusqu’aux ultimes minutes, on attend un rebondissement mais rien ne vient …

Au final, on a un peu l’impression de voir toutes les composantes qui auraient fait de ce film un vrai succès, des acteurs excellents, une histoire très proche de la réalité ( qui n’a pas vu les reportages du Petit Journal sur Cuidad Juarez le mois dernier ? ) , et de bons dialogues mais il manque quelques ressorts au niveau du scénario que le metteur en scène n’a pas réussi à masquer avec un bon montage…


Cartel de Ridley Scott

Cartel de Ridley Scott

Pitch : La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

Casting : Michael Fassbender , Penelope Cruz , Cameron Diaz, Brad Pitt et Javier Bardem 

Sortie le 13 Novembre 2013.                        

Shame de Steve McQueen

09/11/2013

Shame de Steve McQueen
Shame de Steve McQueen


Avec presque 2 ans de retard, j'ai vu hier Shame de Steve McQueen.
Et autant le dire de suite, j'ai beaucoup aimé ! 


Brandon a tout : aisance matérielle, grand appartement à New York, charme, élégance et classe folle, le prince charmant moderne dont n'importe quelle femme pourrait tomber amoureuse : "you are handsome" lui dit sa jolie collègue de travail qui a flashé sur lui et aurait bien envie d’entamer une relation plus sérieuse.

Mais l’instinct de Brandon le pousse à fuir tout début de relation avec elle.

Car , c’est un homme habité par une addiction au sexe, un sujet qui pourrait ne pas intéresser beaucoup de monde.
Mais loin du voyeurisme auquel on pourrait s'attendre, le public est seulement placé devant les faits et rien que les faits, comme un témoin de la vie de cet homme, dépendant de son désir et de ses pulsions.
L'addiction est parfaitement représentée, comme les questionnements, les troubles et le sentiment de culpabilité qu'elle peut entraîner.
McQueen montre ce personnage en proie à cette dépendance  , il ne se l’avoue pas, il la cache à son entourage, il ne drague jamais en public, joue à l’homme sage et vit une vie parralléle ou à chaque étape, il va un peu plus loin dans la perdition. 


Michael Fassbender est Brandon, prix d'interprétation masculine à la Mostra de Venise en 2011 pour ce rôle. 
Au-delà des réactions purement fleur bleue clamant haut et fort son charme ravageur, je dirais que Steve McQueen a su capté le jeu subtil de cet acteur, impérial prédateur aux mains baladeuses, à la fois charmant et effrayant, suscitant tour à tour inquiétude et compassion.


Carey Mulligan, toute auréolée de son rôle dans Drive , fait preuve encore une fois, ici, de son talent dans un rôle bien casse-gueule, et elle s'en sort parfaitement bien.

Shame est absolument bluffant, et ce dès les premières minutes.
C'est un film qui tout en prenant son temps, réussi habilement à tenir le spectateur en haleine jusqu’à la fin.
Si je ne devais retenir que quelques scènes, je choisirais la première dans le métro et la toute dernière, deux scènes ou Brandon partage avec une jolie inconnue un long regard mutuel, un moment de virtuosité totale... et puis évidemment celle ou Carey Mulligan, envoutante,  chante New York New York.. 



Shame de Steve McQueen

Shame de Steve McQueen

Pitch : Le film aborde de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup.
Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie...